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    Au paléolithique, la femme était considérée comme l’incarnation dans la matière de la déesse mère, Gaïa. Elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère et elle était l’instrument de son pouvoir dans le monde. Elle seule, pouvait communiquer avec l’invisible, avec le sacré.

    La femme antique était aussi considérée comme sacrée. Elle était chamane, guérisseuse, magicienne ou prêtresse.

    Chaque femme est un message au monde. Nous sommes issues de Gaïa, la terre mère. Nous sommes ses filles. Comme elle nous possédons le pouvoir de créer la vie et de nourrir nos enfants. Nous puisons, comme elle, notre énergie dans le soleil. Nous sommes de nature solaire.

    Bien que la femme soit sous l’influence de la lune, par rapport à ses cycles menstruels, comme la terre l’est pour ses marées, elle n’en est pas moins solaire. Isis la déesse-mère de l’Egypte antique porte un soleil sur sa coiffe pour nous rappeler notre vraie nature.

     

     

    On retrouve à travers les croyances égyptiennes des éléments démontrant la place importante qu’occupaient les femmes dans la société. Ainsi, la triade principale n’est pas composée du père, du fils et du Saint-Esprit comme dans le catholicisme, mais : de la mère (Isis, Déesse mère dont l’influence et l’amour règne partout), du frère (Osiris, Dieu de la fertilité), et du fils (Horus). C’est la trinité matricienne.

    Dans la société égyptienne, le statut de la femme est très élevé. Or universellement, plus le statut de la femme est élevé, plus la filiation est maternelle et non paternelle, plus le rôle de l’oncle maternel prime sur celui du père, et moins le mariage n’a d’importance. La transmission se fait de mère en fille, et d’oncle à neveux maternel, et non de père en fils. On parle alors de coutume matrilinéaire.

    La déesse est l’entité dominante car elle donne naissance et mort à Dieu. Les sociétés matriarcales avaient érigées les femmes au rang de divinité.

    Notre pouvoir de femme solaire est grand : nous pouvons créer la vie ! 

    Malheureusement dans nos société, ce pouvoir de création  est minimisé voir ignoré. La femme n'est pas considéré à sa juste valeur. Bien au contraire, rabaissée, violentée, tout a été mis en place dans les sociétés patriarcales pour que les femmes oublient leur propre valeur.

     

    Chaque femme possède une déesse à l’intérieur d’elle. Il est de notre devoir de femme, de la reconnaître pour la libérer et nous aider à faire surgir notre plein potentiel, à devenir la meilleure version de nous-même.

    Dans les temps anciens, les secrets de notre pouvoir se transmettaient de mère en fille, mais nos sociétés individualistes et le patriarcat ont cassé cette transmission. Voilà donc, un petit rappel de votre nature divine...

    Voici les 5 caractéristiques du féminin sacré et ses enseignements :

    -         La créativité : "Porte la vie en toi, crée la beauté et l’harmonie"

    -    Le lien entre la terre et les femmes : "Sois sensible et attentive au vivant, reconnecte-toi à la nature et protège-là "

    -     Le lien avec la lune : "Ecoute tes rêves au moment de tes lunes (règles), connecte toi aux énergies de la lune"

    -         L’intuition : "Fais-toi confiance avant de faire confiance aux autres, écoute ton intuition"

    -         La porte sacrée (utérus) : "N’ouvre pas cette porte à n’importe qui"

     

    Il fût un temps où ses enseignements étaient transmis de femme à femme dans les tribus ou les villages. A nous de rétablir cette transmission auprès de nos soeurs, filles...


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    Les travaux d'Annick de Souzennelle montrent que les textes sacrés ont été traduits et interprétés avec un certain nombre d'erreurs. Elle a travaillé à la relecture des textes originels (bible, coran) pour découvrir le sens caché de ces textes sacrés. Elle nous offre des informations essentielles à connaître à notre époque. 

    Nous avons l'habitude dans nos sociétés de considérer les textes de la bible comme des faits historiques. Alors que pour Annick, il s'agit en fait de textes métaphoriques qui parlent de notre intériorité. Ces textes sont là pour nous apprendre à nous éveiller à notre essence divine.

    Quand on parle d'Adam dans la bible, on parle en fait d'un être humain (femme ou homme). Eve n'est pas une femme créée à partir d'une « côte » d'Adam! Eve représente l'autre côté d'Adam, le côté féminin, qui est à l'intérieur de chaque être humain, appelé plus communément âme.

    En effet, chaque être humain a deux polarités en lui : un côté masculin et un côté féminin. On dit que Dieu créa la terre (pôle mâle observable) et les cieux (pôle femelle, potentiel voilé que chacun possède en lui). Chacun de nous (homme et femme) est appelé à se souvenir de cet autre côté de nous (potentiel divin). Pour cela, il faut différencier son côté matériel (son corps) de son autre côté (âme) et s'éveiller à sa véritable nature d'être illimité et divin.

    Ce « potentiel voilé » du féminin, traduit et compris de manière littérale dans certaines religions, serait à l'origine de la tradition du port du voile. Or le sens réel du texte sacré n'était pas de voiler les femmes, mais de découvrir en chacun de nous ce potentiel divin (voilé car non visible).

    Eve représente ce côté féminin de l'être, l'âme, cette force qui contient toutes les informations et le côté divin de l'être. Cette force féminine doit s'unir à l'esprit de l'Homme pour faire advenir un potentiel à l'intérieur de nous.

    Les femmes de la bible sont porteuses de l'information du féminin de l'être (l'âme) : quand Jacob perd tout, sa femme lui dit: « bénit dieu et mute » (et non pas "maudit dieu et meurt" comme le dit la mauvaise traduction actuelle). Le féminin divin bénit les épreuves de la vie, car elles sont sources de transformation et d'évolution de l'âme.

    Le jardin d'Eden est en nous. Il nous attend. Nous sommes à côté de lui parce que la plupart des gens sont dans l'inconscience totale. Leur féminin sacré (âme) est oublié, et petit à petit, il se transforme en Lilith (ronce et épine, aigreur, nuit).

    Quand les écritures sacrées invitent à secourir la veuve et l'orphelin, elles demandent simplement de se reconnecter à notre féminin divin pour le libérer de ses épines (Lilith) et de le transformer en Eve (feu d'amour) afin de pouvoir donner naissance à l'enfant divin que nous portons tous à l'intérieur de nous.

    Actuellement nous sommes en exil de cette réalité que nous portons en nous. C'est dramatique. L'humanité a fait de cet exil de nous-même la normalité ! Alors que notre situation naturelle est la connexion à notre féminin divin (notre âme) que l'on soit homme ou femme ! 

    Quand on s'éveille, on devient conscient et on se reconnecte à notre féminin sacré. C'est une aberration d'avoir associer l'union du féminin au masculin à un péché ! Avoir identifié la femme au péché d'Adam, d'en avoir fait quelqu'un de très menaçant est dramatique pour la condition féminine (passée et actuelle) !

    La femme est un Adam (=Humain) comme l'homme et doit se reconnecter à son autre côté, Eve, son âme (féminin divin).

    Tous les mythes, comme celui d'Adam et Eve, sont en fait, des histoires métaphoriques sur l'être intérieur. Mais n'ayant pas les mots pour se dire, l'Homme emprunte le langage de la vie matérielle.  Il faut découvrir le message caché des mythes qui est beaucoup plus subtil et qui touche à l'intérieur de l'être.

    Robert Collier écrivait à juste titre: «  Tout le pouvoir vient de l’intérieur. Il est donc sous notre propre contrôle »


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    Pas facile à notre époque d’être une femme. Nous baignons dans une conscience collective qui n’est pas franchement bienveillante à notre égard.

    Parce que mine de rien, toutes les religions associées au patriarcat et toutes les petites doctrines simplistes du style « sois belle et tais-toi » ou les termes « le sexe faible » et « les pécheresses » pour parler des femmes n’ont fait que ternir la notion de féminité. Sans oublier les fameuses chasses aux sorcières qui ont laissées des traces dans l'inconscient collectif !

     

    Même si l’on peut noter des progrès dans les pays nordiques, les femmes ne sont toujours pas reconnues à leur juste valeur :

    -          Elles sont obligées de copier le modèle masculin si elles veulent progresser dans une entreprise.

    -         Le salaire des femmes est très souvent inférieur à celui des hommes au même poste

    -         Elles sont peu représentées dans les gouvernements (et encore, il a fallu mettre des quotas pour en avoir plus !)

    -         Nombres de femmes sont exploitées dans des réseaux de prostitution.

    -         En Europe, 1 femme sur 3 a été victime de violences physiques ou sexuelles.

    -         Elles n'ont pas d’accès à l’éducation dans certains pays.

    -         Il existe encore des mariages arrangés voir forcés...

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    Pour moi, toutes ces situations proviennent d’une mauvaise interprétation des textes sacrés. Des hommes apeurés par le pouvoir créateur des femmes, reconnues et honorées au paléolithique (considérées comme des déesses car créatrice de vie) ou à l’antiquité (femmes chamanes, guérisseuses), ont décidé par le biais de la religion d’opprimer les femmes et de créer des sociétés patriarcales dans lesquels les femmes perdraient leur pouvoir par oppression.

    Les religions ont fait plus de mal que de bien : guerres de religions, oppression des femmes, déresponsabilisation de ses propres actes, endoctrinements pour tuer…

     

    Quel Dieu, qui n’est par définition qu’Amour, pourrait autoriser des crimes, de l’esclavage, des intentions malveillantes, des abus, des massacres ? 

    C’est un non sens ! Nous devons reprendre notre place dans la société, car oui, nous méritons d'être aimées et respectées au même titre que chaque être vivant sur cette Terre.

    Oui, nous sommes intelligentes, belles telles que nous sommes, et pleines de talents. Oui nous sommes intuitives, sensibles, changeantes et créatives. Nous ne devons plus avoir honte de qui nous sommes, car nous sommes des femmes divines, des femmes sauvages, libres de vivre notre vie comme nous le souhaitons.

    Nous ne devons rien à personne, nous ne sommes obligées de rien, nous avons le choix, le choix d'incarner notre féminité de la façon qui nous correspond le mieux.

     


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    La féminité a toujours été un concept problématique pour moi. Petite, je ne comprenais pas trop ce que ça voulait dire, ce que ça englobait. Et puis j’avais des informations contradictoires. D’un côté, il fallait que je sois jolie pour plaire aux garçons de mon âge et d’un autre côté,  il  était plus important de devenir intelligente que jolie pour avoir un bon métier et être une femme libre.

    Parce que bien-sûr, une jolie fille ne pouvait pas être intelligente. Et une fille intelligente ne pouvait pas tout avoir (la beauté en plus !).

    Alors, après quelques déboires amoureux au collège, j’ai décidé que je serais plutôt intelligente que jolie ! Et alors (inconsciemment), je me suis « masculiniser » : sports physiques (barque, volley), cheveux courts, jean et bombers, chaussures plates et très peu de maquillage.

     

    J’ai fait mes études en me souciant plus du regard des autres que de moi-même, en ne m’aimant pas  et en pensant que je ne méritais pas l’amour. Du côté scolaire, j’aurai pu être satisfaite de moi (bac + 3 sans redoubler et réussite du concours de professeur des écoles du 1er coup), mais on me disait que je réussissais parce que j’avais de la chance ! Donc même de ce côté-là, je n’étais pas spécialement fière de moi.

     

    Plus tard,  une fois enseignante et mariée, ce n’est que lorsque j’ai accouché de mon fils, que j’ai eu un déclic : c’est moi, pauvre petite chose sans grande valeur,  qui avait créé cet être vivant ! Et je pouvais en recréer si je le souhaitais et ils seraient tous unique et tous différent.

    J’étais une merveille de la nature, une déesse créatrice

     Ce sentiment n’a pas duré longtemps, car n’ayant toujours pas accepté ma féminité, j’ai eu des difficultés à faire face à la maternité. Je me sentais seule et désemparée. Je l’ai allaité durant 6 mois par conviction, mais je me suis épuisée et étouffée toute seule à tout gérer sans prendre de temps pour moi. 

     

    Quand j’ai eu ma fille, même topo, à l’instant même où elle est sortie de mon corps, j’ai ressenti un « moment de grâce ». Comment avais-je pu créer un être aussi parfait ? J’ai vécu ma maternité de façon plus épanouie, car je savais désormais que j’en étais capable et je ne ressentais pas ce besoin de guidance (par d’autres femmes) qui m’auraient bien aidé la première fois.

     

    Et là, le fait d’avoir une fille m’a fait réaliser que je me devais d’éclaircir les choses dans ma tête. Je voulais lui donner un beau modèle féminin. 

     

    Puis fin 2012, je ressens l’envie d’écrire un blog pour partager toutes mes expériences concernant l’alimentation et le mode de vie Green. Et de fil en aiguille, de lecture en expérimentation, j’ai réussi à mettre le doigt sur un élément qui me semble essentiel pour être heureuse : être en paix avec ma féminité !

     

    Ce sujet me passionne, me transcende. C’est pourquoi, vous trouverez dans cette nouvelle rubrique des articles qui je l’espère vous aideront à vous reconnecter à votre féminin sacré.


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